Lettre d’un ancien facho — pour ceux qui veulent encore croire en l’humain
Je n’ai pas honte de dire que j’ai eu honte.
Honte d’avoir cru que la haine pouvait protéger.
Honte d’avoir pensé qu’en rejetant l’autre, je défendais les miens.
J’ai été facho, égoïste, enfermé dans mes peurs.
Mais j’ai ouvert les yeux.
Le racisme n’a pas de couleur unique.
Il se cache derrière des mots comme « phobie », « tradition », « sécurité ».
Il se glisse dans les discours extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche.
Il divise, il exclut, il détruit.
L’antisémitisme, l’islamophobie, la christianophobie — ce sont des visages d’un même poison.
Celui qui pousse les peuples à ne s’aimer qu’eux-mêmes.
Celui qui transforme la peur en rejet, et le rejet en violence.
Aujourd’hui, je dis non.
Non aux extrêmes qui attisent la haine.
Non aux discours qui déguisent le racisme en patriotisme.
Non à l’ego qui veut dominer au lieu de comprendre.
Je ne suis pas parfait.
Mais je suis en chemin.
Et je tends la main à ceux qui veulent avancer, ensemble, sans haine.
Et surtout, j’envoie un message d’amitié à tous les peuples.
Peu importe leur origine, leur croyance, leur histoire.
Car c’est ensemble qu’on avance. Pas en se tournant le dos.