
Jordan Bardella, au nom du groupe PfE.
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Jordan Bardella, au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, une fois encore, la Commission européenne entend poursuivre le saccage de notre agriculture au profit des seuls intérêts de l’industrie allemande. La présidente von der Leyen est en train de négocier un nouvel accord de libre-échange avec l’Australie, dont la surface agricole est treize fois celle de la France, deuxième économie d’Europe.
Face au risque d’aggraver la concurrence directe contre nos paysans, déjà écrasés de normes et d’obsessions décroissantistes, nous souhaitons qu’un débat puisse se tenir dans ce Parlement. Dans un contexte international qui nous rappelle la nécessité existentielle d’être souverains sur le plan alimentaire, il va de soi que ce nouvel accord constituerait une énième folie et une trahison envers ceux qui nous nourrissent. Je vous propose donc l’inscription, à l’ordre du jour de notre session, du débat au titre suivant: «Accord de libre-échange Union européenne-Australie: conséquences sur l’agriculture européenne».
De grâce, mes chers collègues, réveillez-vous et ne menons pas nos agriculteurs à l’abattoir.
mon droit de réponse a Mr Bardella

Cercle des Passerelles — Ton citoyen, européen et humaniste
« En tant que citoyens attachés à la France et à l’avenir de notre continent, nous refusons les discours qui dressent les peuples les uns contre les autres. L’Europe n’est pas une menace extérieure : elle est une construction humaine, imparfaite mais précieuse, née de notre volonté collective de ne plus laisser les frontières devenir des murs entre les peuples.
La France est un pays riche de talents, de terres, d’inventions, de culture. Mais dans un monde immense, rapide et parfois brutal, aucun pays ne peut avancer seul. Nos entreprises, nos chercheurs, nos agriculteurs, nos étudiants vivent et grandissent aussi grâce aux coopérations européennes. Beaucoup de ce que nous produisons, exportons, inventons ou protégeons existe parce que nous le faisons ensemble.
Penser une Europe plus intégrée, plus solidaire, plus fédérale, ce n’est pas renoncer à la France. C’est lui donner un horizon plus large. C’est accepter que la force d’un continent se construit en additionnant nos énergies plutôt qu’en les isolant. C’est comprendre que, parfois, partager un peu permet de gagner beaucoup.
Le Cercle des Passerelles porte une conviction simple : nous serons plus forts en construisant des ponts qu’en érigeant des frontières. Notre souveraineté ne se défend pas contre nos voisins, mais avec eux. Notre avenir ne se construit pas dans la peur, mais dans la coopération, la lucidité et la confiance.
La France est un pays de cocagne, oui — fertile, créatif, généreux. Et c’est précisément pour cela qu’elle a vocation à être un moteur d’unité, pas de division. À montrer qu’une Europe humaine, protectrice et ambitieuse est possible. À rappeler que l’ouverture n’est pas une faiblesse, mais une force quand elle est guidée par la dignité, la justice et le respect des peuples.
C’est cette voie que nous choisissons : celle qui relie, celle qui apaise, celle qui prépare l’avenir plutôt que de ressasser les peurs du passé. »

