Marre de ce populisme qui maquille le rejet de la misère”

Ce qui me fatigue, ce n’est pas le débat. Ce qui me fatigue, c’est ce populisme qui tourne autour du pot, qui invente des excuses, qui maquille la réalité pour ne pas assumer ce qu’il pense vraiment.

On dit : “Ce n’est pas du racisme.” “Ce n’est pas de l’exclusion.” “C’est pour les personnes âgées.” “C’est pour la sécurité.”

Mais les faits sont là : 👉 ces dispositifs excluent les pauvres, point barre. Et parmi ces pauvres, il y a aussi des migrants. Donc oui, il y a une proximité dangereuse avec une logique discriminatoire. On peut jouer sur les mots, mais la réalité ne change pas.

Ce qui choque, ce n’est pas l’égoïsme. L’égoïsme, tout le monde s’en accommode. Ce qui choque, c’est le mot racisme. Parce qu’il renvoie à quelque chose de grave, de dérangeant, de moralement inacceptable.

Mais quand on regarde les commentaires, les réactions, les justifications… Quand on voit qu’on accepte d’exclure des gens parce qu’ils sont pauvres, visibles, étrangers, vulnérables… Alors oui, entre égoïsme et racisme, la frontière devient très mince.

On peut tourner ça comme on veut :

  • “design urbain”,
  • “modernité”,
  • “propreté”,
  • “sécurité”.

Mais au final, c’est toujours la même chose : 👉 on ne veut plus voir la misère. On la repousse. On la cache. On la déplace. On l’empêche de s’asseoir, de s’allonger, d’exister.

Et ça, c’est du rejet social pur et simple. Qu’on l’appelle égoïsme, discrimination, ou racisme soft, c’est la même mécanique : on trie les humains.

Et moi, j’en ai marre qu’on fasse semblant de ne pas le voir.

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