France et Europe des destins lier
« La question n’est pas seulement d’accrocher un drapeau dans une salle de classe. La vraie question, c’est : quels repères voulons‑nous transmettre à nos enfants ? »
Nous vivons dans un pays qui doute, qui se divise, qui parfois oublie ce qui le relie. Et dans ce contexte, les symboles ne sont pas des accessoires. Ils sont des points d’ancrage, des invitations à se souvenir de ce que nous partageons.
Le drapeau français, c’est notre histoire commune, nos droits, notre République, notre capacité à décider ensemble. Il ne dit pas : « sois comme moi ». Il dit : « nous faisons partie de la même communauté politique ».
Le drapeau européen, lui, rappelle une autre réalité : celle d’un espace où des millions de Français vivent, travaillent, étudient, se déplacent librement. Un espace qui finance nos territoires, soutient nos agriculteurs, nos infrastructures, nos projets. Un espace qui, malgré ses imperfections, protège et ouvre des horizons.
Alors oui, associer les deux drapeaux dans les écoles, ce n’est pas imposer une identité. C’est montrer que notre avenir se construit à deux niveaux :
- dans la République française,
- et dans l’Union européenne.
Mais attention : un symbole n’a de valeur que s’il est expliqué. Accrocher un drapeau sans pédagogie, c’est du décor. L’expliquer, c’est de la citoyenneté.
C’est pourquoi je défends une position simple : oui aux drapeaux, mais accompagnés d’un travail éducatif qui donne du sens. Parce que l’objectif n’est pas d’obliger, mais de transmettre. Pas de diviser, mais de relier. Pas de figer, mais d’ouvrir.
Le Cercle des Passerelles porte une idée forte : la France se tient debout quand elle se tient ensemble. Et elle avance quand elle s’ouvre. Les deux drapeaux, côte à côte, racontent exactement cela. »

