QUAND LE SILENSE DEVIENT LOURD LA DEMOCRATIE VASSILLE

Il y a un malaise démocratique lorsque des commissions d’enquête, censées éclairer le débat public, deviennent des instruments de mise en scène politique. Qu’il s’agisse de la commission sur l’immigration portée par Éric Ciotti ou d’autres initiatives récentes, beaucoup y voient des démarches qui privilégient l’effet d’annonce plutôt que la recherche de solutions. Ces dispositifs, lorsqu’ils sont instrumentalisés, ne font qu’alimenter les peurs, durcir les positions et fracturer un peu plus la société.

Le Cercle des Passerelles refuse cette logique. Nous pensons que la démocratie ne se renforce pas par la dramatisation, mais par la rigueur, la transparence et la pédagogie. Nous refusons que l’on transforme des sujets complexes en armes de communication. Nous refusons que l’on joue avec les inquiétudes des citoyens pour obtenir un avantage partisan.

Mais notre vigilance ne s’arrête pas là. Le Cercle des Passerelles porte une idée simple : la démocratie se défend en refusant toutes les radicalités, pas seulement celles qui nous arrangent. On ne peut pas dénoncer un extrême tout en laissant l’autre prospérer. On ne peut pas s’indigner sélectivement. On ne peut pas protéger la République à moitié.

Beaucoup de citoyens, comme toi, ont fini par rejeter les extrêmes parce qu’ils ont vu comment ils abîment le débat public, chacun à leur manière. Les logiques de confrontation permanente, de simplification outrancière et de mise en tension de la société fragilisent la cohésion nationale, quel que soit le camp qui les porte.

Le Cercle des Passerelles défend une autre voie :

  • celle de la nuance,
  • celle de la responsabilité,
  • celle du dialogue,
  • celle qui refuse les caricatures et les peurs instrumentalisées.

Nous ne voulons pas d’une société où les modérés se taisent pendant que les extrêmes occupent tout l’espace. Nous voulons une société où la raison retrouve sa place, où la parole calme n’est plus un signe de faiblesse, et où la démocratie n’est plus prise en otage par les logiques de surenchère.

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