Tribune – Version interreligieuse “Cercle des Passerelles”

Dans toutes les traditions religieuses, le nom de Dieu est un lieu de paix, pas un carburant pour la guerre. Pourtant, partout dans le monde, des responsables politiques ou militaires tentent de s’approprier le sacré pour donner une aura de légitimité à la violence. Ils citent des versets, invoquent des bénédictions, mobilisent des symboles spirituels pour transformer un conflit humain en combat divin.

Au Cercle des Passerelles, nous affirmons clairement : aucune religion ne bénit les bombes. Ni le christianisme, ni l’islam, ni le judaïsme, ni le bouddhisme, ni l’hindouisme, ni aucune autre voie spirituelle authentique. Toutes les grandes traditions placent la dignité humaine au-dessus de la force, et toutes condamnent l’instrumentalisation du divin à des fins de domination.

Lorsque le patriarche de Jérusalem rappelle que Dieu est avec ceux qui meurent et non avec ceux qui manipulent son nom, il ne parle pas seulement au nom du christianisme. Il rejoint une vérité universelle : le sacré n’appartient à aucun camp armé.

Dans chaque religion, les textes fondateurs mettent en garde contre ceux qui utilisent Dieu pour justifier la violence. Dans chaque tradition, les sages, les prophètes, les maîtres spirituels ont dénoncé la tentation de sacraliser la guerre. Dans chaque communauté, les croyants savent que la foi ne doit jamais devenir un drapeau planté sur un champ de bataille.

Ceux qui meurent ne sont pas des symboles religieux : ce sont des vies humaines. Et c’est à eux que va notre loyauté morale. Pas aux discours qui transforment leur mort en argument politique.

Le Cercle des Passerelles refuse la logique qui divise l’humanité en camps sacrés. Nous refusons les récits qui transforment l’adversaire en ennemi métaphysique. Nous refusons la politique qui se croit plus forte lorsqu’elle se croit divine.

Notre engagement est interreligieux, laïque et profondément humain : reconstruire des ponts là où d’autres dressent des absolus. Rappeler que la paix n’est pas une faiblesse, mais un courage partagé. Défendre la dignité humaine sans invoquer le ciel pour justifier la terreur. Et affirmer que les religions, toutes les religions, ne sont jamais plus grandes que lorsqu’elles protègent la vie.

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