
Certains voudraient faire croire que le 1er Mai serait une “fête nationale”, un folklore de plus, un jour férié parmi d’autres. Mais l’histoire dit tout l’inverse : le 1er Mai est international, né dans le sang des ouvriers de Chicago, adopté par les travailleurs du monde entier, et jamais récupéré par un drapeau particulier.
Le 1er Mai n’appartient pas à un pays. Il appartient à celles et ceux qui travaillent, partout.
Et c’est justement pour ça que certains préfèrent l’édulcorer : parce que rappeler que cette journée vient d’une lutte mondiale, c’est rappeler que les droits sociaux ne sont pas des décorations, mais des conquêtes arrachées face à des systèmes qui, encore aujourd’hui, considèrent les travailleurs comme du simple “capital humain”.
Oui, en 2026, dans plusieurs régions du monde, on traite encore les ouvriers comme du bétail :
- horaires impossibles,
- salaires de survie,
- absence de protection,
- répression syndicale,
- accidents du travail invisibilisés.
Et pendant que certains maquillent le 1er Mai en “fête”, d’autres continuent de risquer leur vie pour des droits que nous croyons acquis.
Le Cercle des Passerelles le dit clairement : le 1er Mai n’est pas un folklore, c’est un avertissement. Un rappel que la dignité humaine n’est jamais garantie. Un rappel que la solidarité n’est pas un slogan, mais une responsabilité. Un rappel que tant que des travailleurs seront traités comme des pièces interchangeables, le 1er Mai restera un jour de lutte, pas de décoration.
Ce n’est pas une fête nationale. C’est une journée mondiale. Et tant que l’injustice sera internationale, la solidarité devra l’être aussi.
