“Lettre ouverte… et réalité fermée”

Marine Le Pen écrit aux professionnels de l’immobilier pour promettre un “grand plan logement”. Moi, Eric, j’ai voté facho pendant vingt ans. J’ai quitté ce monde le jour où j’ai compris que leur égoïsme et leur racisme finiraient par toucher tout le monde — y compris ceux qui les soutiennent. Aujourd’hui, je lis cette lettre… et je vois surtout ce qu’elle ne dit pas.

🧱 1. “Libérer la construction” ? Mais qui a bloqué quoi ?

Supprimer des normes, abroger le ZAN, casser la loi SRU… Derrière les mots, c’est simple : on retire les garde‑fous, on laisse les communes faire ce qu’elles veulent, et on espère que le marché fera le reste. Sauf que la crise du logement n’a jamais été réglée par le laisser‑faire. Et la loi SRU, malgré ses défauts, a permis 1 million de logements sociaux depuis 2000. La supprimer, c’est accentuer la ségrégation territoriale.

🏚️ 2. “Valoriser le patrimoine existant” ? Alors pourquoi tant de villes RN tombent en ruine ?

Je vis dans les Hauts‑de‑France. Je vois des maisons murées, des rues abandonnées, des quartiers oubliés. On parle de “100% Rénov”, mais dans les communes RN, la rénovation n’a jamais été une priorité. Avant de promettre une “France des bâtisseurs”, il faudrait déjà arrêter de laisser mourir les villes qu’on dirige.

🏠 3. “Priorité nationale” : le vieux mensonge qui divise

On nous vend ça comme une solution miracle. Mais les chiffres sont têtus : seulement 15% des personnes nées à l’étranger vivent en HLM. Retirer ces gens du système ne libère aucun logement, ne réduit aucune attente, ne règle aucune crise. C’est juste un écran de fumée pour éviter de parler du vrai problème : 👉 il manque des logements, point.

💸 4. “Faciliter l’accès au crédit” : beau slogan, réalité dangereuse

Allonger les durées, imposer la portabilité, assouplir les critères… Ça ressemble à un cadeau. Mais c’est surtout un risque massif pour les ménages modestes, poussés à s’endetter plus longtemps, plus fort, plus tôt. On a déjà vu ce film : il s’appelle crise des subprimes.

🔐 5. “Protéger le droit de propriété” : oui, mais pas en opposant les pauvres aux pauvres

Le problème des squats existe, mais il est minuscule comparé à la crise du logement. Le RN en fait un symbole pour éviter de parler du reste. C’est de la politique de peur, pas une politique de logement.

⚡ Conclusion : ce programme n’est pas un plan logement, c’est un plan idéologique

Derrière les promesses, je vois surtout :

  • moins de logements sociaux,
  • plus de inégalités entre communes,
  • plus de béton sans vision,
  • plus de divisions entre Français,
  • et un marché immobilier livré à lui-même.

Moi, Eric, je vis avec une petite retraite. Oui, je suis “assisté”, comme disent certains. Mais j’ai aussi aidé mes parents, j’ai connu la honte de demander de l’aide, j’ai vu la misère rattraper des gens qui avaient travaillé toute leur vie. Je sais ce que c’est que l’humanité, la vraie. Pas celle qu’on écrit dans une lettre de campagne.

Non à la 6ᵉ République façon facho. Oui à une France qui construit, rénove, protège… sans exclure.

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