
Pour l’ouverture de l’Eurovision à la Palestine**
Le Cercle des Passerelles réaffirme sa conviction profonde : la culture est l’un des derniers espaces où les peuples peuvent encore se rencontrer, se reconnaître et se parler au‑delà des frontières et des conflits. À ce titre, l’Eurovision occupe une place singulière. Il n’est pas seulement un concours musical : il est un lieu de dialogue, de visibilité et de paix.
Dans cet esprit, nous appelons l’Union Européenne de Radio‑Télévision (UER) à ouvrir la voie à une participation palestinienne au concours. Cette démarche ne vise ni la confrontation, ni la politisation de la scène artistique. Elle vise au contraire à permettre qu’une voix palestinienne puisse, comme tant d’autres avant elle, porter un message universel : refuser la guerre, affirmer la dignité humaine, rappeler que la paix reste possible.
L’UER a déjà démontré sa capacité à accueillir des artistes issus de pays non européens, au nom de la diversité culturelle et du dialogue entre les peuples. Permettre à la Palestine de concourir s’inscrirait pleinement dans cette tradition d’ouverture et de responsabilité culturelle.
Le Cercle des Passerelles considère qu’un tel geste serait un signal fort : un signal de reconnaissance, un signal d’humanité, un signal de paix. Il offrirait à un artiste palestinien la possibilité de s’exprimer devant des millions de citoyens européens, non pour diviser, mais pour rappeler que la culture peut encore relier ce que les conflits déchirent.
Nous invitons l’UER à étudier cette proposition avec sérieux et hauteur de vue. Parce que la musique ne résout pas les guerres, mais elle peut ouvrir des portes que les armes ferment. Parce que la scène de l’Eurovision peut, elle aussi, devenir un pont entre les peuples.


