position officielle du Cercle des Passerelles

Sur le projet de loi « Ripost » et les mesures annoncées en matière de tranquillité publique

Le Cercle des Passerelles accueille avec sérieux les préoccupations exprimées autour des nuisances, des incivilités et des phénomènes qui altèrent la tranquillité des habitants. La sécurité du quotidien est un droit fondamental, et nous reconnaissons la nécessité pour l’État de disposer d’outils efficaces pour protéger les citoyens.

Cependant, nous affirmons avec force qu’aucune politique durable ne peut reposer uniquement sur la répression ou sur une addition de mesures hétérogènes regroupées sous un même récit d’urgence. Notre responsabilité collective est de penser la sécurité comme un équilibre entre autorité, dignité et intelligence sociale.

🟩 1. Un besoin réel : la tranquillité publique

Les habitants, qu’ils vivent en ville, en périphérie ou en milieu rural, demandent avant tout :

  • des espaces publics apaisés,
  • des comportements respectueux,
  • des réponses rapides quand des nuisances se répètent,
  • des institutions présentes et accessibles.

Nous partageons pleinement cette exigence.

🟩 2. Un texte qui mélange des réalités très différentes

Le projet « Ripost » associe dans un même ensemble :

  • protoxyde d’azote (santé publique),
  • mortiers d’artifice (violences urbaines),
  • squats (logement),
  • stupéfiants (santé et économie parallèle),
  • rodéos urbains (ordre public).

Pour le Cercle des Passerelles, chaque problème mérite une réponse adaptée, fondée sur son domaine réel : santé, logement, prévention, urbanisme, médiation, justice. Les amalgames affaiblissent l’efficacité de l’action publique.

🟩 3. L’autorité ne doit jamais effacer la dignité

Nous reconnaissons la nécessité d’un cadre clair et de sanctions proportionnées. Mais nous rappelons un principe essentiel : une société ne se renforce pas en opposant les citoyens entre eux, ni en réduisant des enjeux sociaux ou sanitaires à des questions d’ordre public.

La prévention, l’accompagnement, l’éducation, la présence humaine sur le terrain sont des leviers tout aussi indispensables que la sanction.

🟩 4. Pour une politique de sécurité qui rassemble, pas qui divise

Le Cercle des Passerelles refuse les débats polarisés qui enferment chacun dans un camp. Nous défendons une voie constructive :

  • ni angélisme,
  • ni répression systématique,
  • mais une approche efficace, humaine et fondée sur la co‑responsabilité.

La sécurité est un bien commun. Elle se construit avec les habitants, les élus locaux, les associations, les éducateurs, les forces de l’ordre, les travailleurs sociaux.

🟩 5. Notre proposition : remettre l’humain au centre

Nous appelons à :

  • des diagnostics locaux participatifs,
  • des politiques de prévention ambitieuses,
  • un soutien accru aux communes rurales et périurbaines,
  • des réponses différenciées selon les réalités du terrain,
  • une action publique lisible, cohérente et non punitive.

La tranquillité publique ne se décrète pas : elle se construit, patiemment, avec les citoyens.

🟦 Conclusion

Le Cercle des Passerelles s’engage pour une société où l’autorité protège sans humilier, où la sécurité renforce la confiance, et où chaque décision publique contribue à réunifier plutôt qu’opposer.

Nous continuerons à défendre une vision de la sécurité humaine, intelligente et profondément républicaine, fidèle à notre mission : relier, apaiser, reconstruire.

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